Écrire une idée, et récupérer un court-métrage fini avec des personnages qui ne changent pas de visage à chaque plan : c’est la promesse de GenFlick, qui se présente comme un studio de cinéma IA complet, du scénario au montage. Sur le papier, l’outil coche tout : directrice créative IA, studios Film, Brand et clip musical, sortie 4K, page de visionnage. Nous avons voulu voir ce qu’il en reste quand on fabrique vraiment quelque chose. Verdict après un film de 30 secondes, une publicité et une voix off en français, tous réalisés le 23 octobre 2026.
Transparence : l’éditeur nous a offert 200 crédits de test, ajoutés sur le compte de la rédaction le 23.10.2026. Nous n’avons rien acheté et l’éditeur n’a pas relu cet avis. Tout ce qui suit vient de notre test, sauf mention contraire.
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Sommaire : L’essentiel · C’est quoi GenFlick ? · Notre protocole · Le test du film · Personnages cohérents ? · La 4K · Studios Film, Brand, clip · Le français · Crédits et temps · Prix · Droits et filigrane · Verdict · FAQ
L’essentiel à retenir
- Le point fort est réel : sur notre film de 30 secondes, la boulangère, son chat et le petit garçon gardent le même visage, les mêmes vêtements et les mêmes accessoires sur les trois scènes. L’enseigne « Chez Margot » est écrite correctement à l’image.
- Le prix est presque toujours affiché avant de lancer, et il a été respecté pour le film (81 crédits annoncés, 81 débités). Pas pour tout : notre pub a coûté 51 crédits pour 42 annoncés, et la voix off de Genedit 31 crédits sans aucun prix affiché.
- La 4K est un export, pas une génération : la vidéo sort au mieux en 1080p (et seulement avec un modèle cher), la 4K s’obtient par mise à l’échelle à l’export. Notre export 4K est resté bloqué.
- C’est lent : 36 minutes pour les 48 images clés du storyboard, 11 minutes pour la vidéo. Comptez une heure pour un film de 30 secondes.
- Le français passe dans les prompts et la voix off, mais l’interface reste en anglais et la directrice IA alterne parfois les deux langues.
- Tout ne marche pas encore : l’agent GenAds n’a jamais répondu, et l’ajout d’un projet dans le studio Brand a renvoyé une erreur serveur.
C’est quoi GenFlick ?
GenFlick (genflick.com) est une plateforme américaine qui regroupe dans un même compte de quoi produire des films, des séries, des clips musicaux et des publicités avec l’IA. On ne choisit pas « un » générateur : la plateforme branche plusieurs modèles vidéo du marché (Seedance, MiniMax, Grok Imagine, HeyGen) et plusieurs modèles d’image, le tout payé avec une seule réserve de crédits. Le catalogue d’outils affiche 112 entrées au jour du test, du storyboard au logo en passant par le sous-titrage.
Au centre, il y a Genny, la directrice créative : une interface de discussion qui accueille l’utilisateur avec « What are we making? » et promet de gérer « script, casting, plans, son et montage final ». Autour d’elle gravitent des studios spécialisés (Film, Series, Brand, GenAds, Genfluencers, Genclip), un éditeur de montage appelé Genedit et une plateforme de streaming où publier ses films. Le produit bouge vite : le journal des versions officiel annonce 76 mises à jour depuis mars 2026, la dernière (v1.66.0) datée du 15 octobre.

Notre protocole de test
Nous voulions juger GenFlick sur ce qu’il promet de mieux faire : raconter une petite histoire avec des personnages récurrents. Le sujet est volontairement neutre. Un film de 30 secondes, sans dialogue : à l’aube, sous la pluie, Margot, boulangère d’une soixantaine d’années (chignon gris, lunettes rondes, tablier vert), ouvre sa boutique avec son chat roux Pistache. Elle sort la première fournée, un petit garçon en ciré jaune vient acheter une baguette, et le film se termine sur l’enseigne « Chez Margot ».
Le brief a été rédigé en français, pour vérifier au passage la gestion de la langue. Ensuite, nous avons testé deux autres pistes : une publicité pour la même boulangerie (marque fictive créée dans le studio Brand) et une voix off en français dans Genedit. Avant chaque génération, nous avons noté le coût annoncé, puis le solde réel du compte. Les durées ont été chronométrées montre en main. Tout s’est fait dans un navigateur Chrome sur Windows, avec un compte gratuit crédité de 200 crédits.
Le test du film : de l’idée à la vidéo, étape par étape
Étape 1 : le brief et les planches de référence
Nous sommes passés par le module « Storyboard to Film » (le studio Film propose aussi un mode « Film Studio » plus complet). On choisit un style parmi douze (nous avons pris « Cinematic 3D »), le format paysage et une durée, de 30 secondes à 20 minutes. L’outil affiche tout de suite un ordre de prix : pour 30 secondes, environ 12 crédits pour le storyboard et 24 à 75 crédits pour la vidéo selon le niveau de qualité choisi. Bon point : on sait où on met les pieds avant d’écrire une ligne.
Deux minutes et demie après l’envoi du brief, le « directeur » avait répondu en français, résumé l’histoire en trois scènes d’environ 10 secondes et produit deux planches de référence : une pour les personnages, une pour les lieux et les objets. C’est le mécanisme qui doit assurer la cohérence : chaque personnage est dessiné de face et en gros plan, puis réutilisé dans toutes les images suivantes.

Étape 2 : les 48 images clés, en 36 minutes
Une fois le plan validé, GenFlick génère une grille de 16 images par scène, soit 48 images clés pour nos 30 secondes, avec le modèle GPT Image 2.5. Coût annoncé : 6 crédits. Le résultat est beau et, surtout, cohérent. Mais il a fallu attendre 36 minutes, avec une scène qui a été régénérée une seconde fois après que les deux autres étaient prêtes (l’outil vérifie la continuité entre scènes voisines). Pendant ce temps, l’interface est restée bloquée plusieurs minutes sur « scene 1 of 3 » sans autre information.
À ce stade, on peut retoucher n’importe quelle image : on la marque, on écrit (ou on dicte) une note, et le directeur la refait. Ces reprises consomment des crédits avec certains modèles. Nous n’en avons pas eu besoin.
Étape 3 : le choix du modèle vidéo et le rendu
C’est l’écran le plus instructif de GenFlick. Avant de lancer la vidéo, on choisit le modèle et la résolution, et le coût total s’affiche en dollars, en crédits et à la seconde. Voici ce qu’il annonçait pour notre film de 30 secondes :
| Modèle vidéo | Résolutions proposées | Coût annoncé pour 30 s | Audio natif |
|---|---|---|---|
| HeyGen Video 1 | 480p, 768p | 15 crédits (480p) | Non indiqué |
| Seedance 2.0 Mini | 480p, 720p | 27 crédits (480p), 51 (720p) | Non indiqué |
| MiniMax H3 / H3 Max | 480p, 768p | 33 / 30 crédits (480p), 39 (H3 en 768p) | Oui |
| Grok Imagine Video 1.5 | 480p, 720p | 48 crédits (480p) | Non indiqué |
| Seedance 2.0 Regular | 480p, 720p | 51 crédits (480p), 99 (720p) | Non indiqué |
| Seedance 2.0 Fast (notre choix) | 480p, 720p | 81 crédits (720p) | Non indiqué |
| Seedance 2.5 | 480p, 720p, 1080p | 75 (480p), 147 (720p), 363 crédits (1080p) | Oui |
Nous avons retenu Seedance 2.0 Fast en 720p, le réglage proposé par défaut : 81 crédits, plus 3 crédits pour une option qui convertit les grilles en croquis afin que le modèle vidéo lise mieux les 16 plans. L’outil annonçait « 6 à 17 minutes » pour la première vidéo et « 13 à 29 minutes » pour l’ensemble. Le film était prêt en 11 minutes, et l’écran de statut indiquait « 81 credits used », exactement le chiffre annoncé.
Le résultat : notre film de 30 secondes
Le fichier exporté fait 30 secondes, en 1280 x 720 à 30 images par seconde, avec une piste audio (ambiance et musique, puisque nous n’avions demandé aucun dialogue). Les douze images ci-dessous sont extraites toutes les 2,5 secondes du fichier final, sans retouche.
Ce qui marche : la lumière ambrée du fournil contre le bleu de la rue, les gouttes sur l’enseigne, la démarche du chat, l’enchaînement des trois scènes qui raconte bien l’histoire demandée. Ce qui cloche : un fondu raté vers la cinquième seconde, où Margot apparaît dédoublée pendant une fraction de seconde, et quelques mouvements de mains un peu flottants. Rien qui empêche de publier le film sur un réseau social, mais un œil exercé le verra.
Les personnages restent-ils les mêmes d’un plan à l’autre ?
Oui, et c’est la meilleure surprise du test. Sur nos 48 images clés puis dans la vidéo, Margot garde son chignon gris, ses lunettes rondes, son châle et son tablier vert. Pistache reste un chat roux rayé avec un collier bleu et sa médaille. Le garçon garde son ciré jaune et ses bottes bleues, y compris quand il repart en courant sous la pluie. Nous n’avons relevé aucun changement de visage ou de tenue entre les scènes, défaut fréquent quand on enchaîne des générations séparées dans un générateur classique.
La méthode explique le résultat : les planches de référence servent d’ancre à chaque image, puis le modèle vidéo reçoit ces références en plus du storyboard. C’est plus lent qu’un simple texte-vers-vidéo, mais c’est ce qui donne un vrai film plutôt qu’une suite de clips sans lien. Si c’est la cohérence qui vous intéresse avant tout, notre guide du storyboard IA explique pourquoi cette étape change tout.
La sortie 4K : réelle ou seulement annoncée ?
GenFlick met en avant une sortie 4K. Dans les faits, aucun modèle vidéo proposé dans notre parcours ne génère en 4K : le maximum est le 1080p, uniquement avec Seedance 2.5, et il aurait coûté 363 crédits pour nos 30 secondes, soit plus que nos 200 crédits offerts. Les autres modèles plafonnent à 720p ou 768p.
La 4K arrive au moment de l’export. Le menu propose « Match source footage », 720p, 1080p ou 4K, avec trois traitements : « Original » (simple mise à l’échelle, sans coût affiché), « Standard » et « Texture » (amélioration par IA, payante, prix vérifié avant débit selon l’interface). Nous avons lancé un export 4K en mode Original : il est resté bloqué sur « Preparing clips 0 of 1 » pendant plus de six minutes, sans aboutir. Le même export en résolution d’origine a fini par arriver, au bout d’une dizaine de minutes. Notre conclusion : la 4K existe bien comme option d’export, mais ce n’est pas de la 4K générée, et nous n’avons pas pu l’obtenir pendant le test.
Studios Film, Brand et Song to Music Video : ce qui marche
Studio Film : convaincant
Le parcours Storyboard to Film est celui qui a tout fait correctement : brief, références, images clés, vidéo, export. C’est lent, mais c’est prévisible et facturé comme annoncé. Le mode « Film Studio », présenté comme le contrôle avancé pour les films complexes, n’a pas été testé faute de crédits.
Studio Brand et GenAds : prometteur, mais en panne pendant notre test
La création de la marque fictive « Chez Margot » se fait en cinq étapes claires : identité, éléments existants (logo, documents), audience et ton, direction visuelle, relecture. La fiche est propre et reprend nos réponses en français. L’idée est bonne : tout projet rattaché à la marque doit hériter de son ton et de sa palette.
La suite a coincé. Dans GenAds, l’agent publicitaire a reçu notre brief de pub de 15 secondes, est resté plus de 25 minutes sur « Generating » puis « Waiting to retry », et n’a jamais répondu. Dans la fiche de la marque, l’ajout d’un projet a renvoyé deux fois « Internal server error ». Nous avons donc fabriqué la publicité par le module storyboard, hors du studio Brand. Les liens partenaires ne changent rien à notre constat : ces deux fonctions ne marchaient pas le jour du test.
La publicité, finalement faite avec le storyboard
Pour la pub de « Chez Margot », nous sommes donc repartis du Storyboard Generator, en qualité « Low » pour économiser. Le brief, en français, demandait 30 secondes et une voix off féminine avec un texte précis. Plan et planches de référence sont arrivés en une minute et demie, les 48 images clés en une douzaine de minutes, sans aucun crédit débité pour ces images. Pour la vidéo, nous avons choisi MiniMax H3 en 768p, un modèle annoncé avec audio natif, pour 39 crédits plus 3 crédits de croquis.
Le rendu a pris environ 10 minutes et le résultat visuel est bon : Margot allume le four, pétrit, sort les baguettes, Pistache la regarde depuis le comptoir, et le film se termine sur la vitrine et l’enseigne. Trois surprises en revanche. La vidéo dure 36 secondes au lieu de 30. Le registre du compte affiche 51 crédits débités au lieu des 42 annoncés (trois scènes à 15 crédits, les croquis, une mise à l’échelle des planches et 2 crédits de musique). Et la vidéo brute téléchargée depuis l’historique est totalement muette : la narration et la musique n’apparaissent qu’une fois le projet exporté.
Song to Music Video : il faut apporter sa chanson
Le studio de clip musical part d’un morceau que vous possédez déjà : la page de l’outil explique que l’on décrit l’histoire, puis que l’on joint son fichier audio dans le Storyboard Generator, la chanson fixant la durée du clip. Sans morceau libre de droits sous la main, nous ne l’avons pas testé. GenFlick propose aussi un générateur de chansons IA, que nous n’avons pas essayé non plus.
Genny et Genedit, le montage
Genny est présente sur chaque page du tableau de bord, sous forme d’une barre « Ask Genny ». Dans la pratique, c’est surtout le « directeur » propre à chaque module qui travaille : il a planifié nos scènes, rédigé les prompts d’image (en anglais, en coulisses) et proposé les reprises. Il obéit bien sur le fond, moins sur la lettre, comme on le verra avec la voix off.
Genedit est l’éditeur de montage : on importe une vidéo, on choisit un style parmi 52 « kits » de sous-titres et d’animation, puis on ajuste la coupe, les sous-titres et le son par discussion. Il propose aussi des parcours prêts à l’emploi : avatar, voix off sur images d’illustration, sous-titres, traduction et doublage, découpe de vidéos longues. Nous l’avons utilisé pour la voix off. Son bouton de téléchargement n’a produit aucun fichier en deux essais ; il a fallu récupérer le son dans l’historique des générations.
GenFlick fonctionne-t-il en français ?
En partie. L’interface est entièrement en anglais et le compte ne propose aucun réglage de langue ; seuls les dates et les nombres s’affichent au format français (« 104,1 credits »). En revanche, les prompts en français sont bien compris : nos deux briefs ont été suivis fidèlement, et les planches portent des titres français (« Personnages », « Lieux et Objets »).
La langue de réponse du directeur est irrégulière. Sur le film, il a répondu en français puis est passé à l’anglais après validation du plan. Sur la publicité, le résumé du plan était en anglais, mais la narration prévue était en français. Et elle a bien été produite : dans le fichier exporté, une voix féminine lit le texte en français, avec une musique en fond. Problème : nous avions fourni un texte de voix off exact, et le directeur l’a réécrit et allongé à sa façon, en ne gardant que la dernière phrase, « Chez Margot, le pain du matin ».
Pour la voix off pure, nous avons utilisé Genedit. La voix générée s’appuie sur le modèle multilingue d’ElevenLabs (eleven_multilingual_v2, voix « Laura »). Pour vérifier sans nous fier à notre oreille, nous avons fait transcrire le fichier par un outil de reconnaissance vocale : langue détectée « français », phrase restituée mot pour mot. Attention, le champ attend le texte brut : nous y avions mis une consigne (« Voix off en français, voix féminine chaleureuse ») et la voix l’a lue aussi. Si vous voulez aller plus loin sur les voix françaises, notre avis ElevenLabs détaille ce que vaut ce moteur.

Crédits consommés et temps de génération : nos relevés
GenFlick a un vrai mérite : la plupart des actions sont chiffrées avant de lancer, et le compte propose un registre qui détaille chaque débit (modèle, tâche, crédits). C’est grâce à lui que nous avons repéré les écarts. Le parcours voix off de Genedit a généré de lui-même une vidéo d’illustration facturée 30 crédits, sans afficher de prix. La pub a dépassé l’estimation parce que l’outil a produit 36 secondes au lieu de 30 et ajouté une musique. Et chaque export MP4 coûte 2 crédits, y compris, d’après le registre, les deux exports du film restés bloqués. Voici notre relevé complet sur les 200 crédits offerts.
| Action | Coût annoncé | Crédits débités | Durée mesurée |
|---|---|---|---|
| Film : plan, planches de référence et 48 images clés | ~12 (storyboard), dont 6 pour les images | ~5,5 (8,2 débités puis 2,7 recrédités) | 2 min 30 + 36 min |
| Film : vidéo 30 s, Seedance 2.0 Fast 720p | 81 | 81 | 11 min |
| Film : conversion des grilles en croquis | 3 | 3 | Quelques secondes |
| Film : exports MP4 (dont deux bloqués) | Non affiché | 3 x 2 | Environ 10 min pour celui qui a abouti |
| Pub : plan et 48 images clés (qualité Low) | ~0,8, images « Free » | 0 (+1 pour la mise à l’échelle des planches) | 1 min 30 + ~12 min |
| Pub : vidéo, MiniMax H3 768p | 39 + 3 (croquis) | 45 + 3 + 2 (musique) | ~10 min |
| Pub : export MP4 | Non affiché | 2 | Quelques minutes |
| Genedit : voix off française + vidéo d’illustration | Non affiché | 31 (1 + 30) | ~2 min |
| Fiche de marque (Brand) et brief à l’agent GenAds | Non affiché | 0 | Agent sans réponse après 25 min |
| Total | 179,9 crédits sur 200 | 20,1 crédits restants |
Côté temps, le constat est moins flatteur. Une génération ne bloque pas le navigateur, on peut travailler ailleurs pendant ce temps, mais un film de 30 secondes demande près d’une heure entre le brief et le fichier exporté. Pendant notre test, la plateforme semblait chargée : délais d’affichage de plusieurs secondes sur chaque page du tableau de bord, exports qui restent à zéro, agent qui ne répond pas. Le suivi « Activity » des générations, qui liste chaque tâche avec son fournisseur (OpenAI pour les images, OpenRouter pour l’agent), aide au moins à comprendre ce qui tourne.
Prix de GenFlick relevés le 23.10.2026
GenFlick fonctionne avec des crédits. Il existe un accès gratuit (la directrice et 20 images par jour, d’après la page tarifs), mais toute vidéo demande des crédits. Les tarifs ci-dessous ont été relevés sur la page officielle le jour du test, en dollars, hors taxes. Une promotion « Green Light » était en cours, avec 30 % de remise sur le premier mois des formules Starter et Creator et 10 % sur Pro.
| Formule | Prix mensuel | Crédits par mois | Prix du crédit |
|---|---|---|---|
| Starter | 19,90 $ | 160 | 0,124 $ |
| Creator | 49,90 $ | 500 | 0,100 $ |
| Pro | 200 $ | 2 400 | 0,083 $ |
| Studio | 1 000 $ | 14 000 | 0,071 $ |
Des packs ponctuels existent aussi, sans abonnement : 80 crédits pour 9,90 $, 250 pour 24,90 $, 600 pour 49,90 $ et 1 400 pour 99,90 $. La page précise que les crédits achetés n’expirent pas. Pour se faire une idée, notre film de 30 secondes a coûté environ 95 crédits au total, exports compris : sur la formule Starter, cela représente près de 60 % des crédits du mois. GenFlick annonce « environ 3 vidéos d’une minute par mois » sur Starter « aux réglages les moins chers » : c’est cohérent avec notre relevé, à condition d’accepter du 480p.
Filigrane, droits commerciaux et page de visionnage
Filigrane : nos fichiers exportés n’en portent aucun. Nous avons vérifié image par image, coins compris, sur le film comme sur la voix off. Précision importante : notre compte était gratuit mais crédité par l’éditeur, nous ne pouvons pas affirmer qu’un compte gratuit sans crédits achetés obtient le même résultat.
Droits commerciaux : les conditions d’utilisation de GenFlick (mises à jour le 21 octobre 2026) disent que vous conservez les droits sur vos prompts et vos fichiers, et que vous pouvez utiliser les vidéos générées « dans la mesure permise » par votre formule, par les conditions du fournisseur du modèle et par la loi. Si un fournisseur (Seedance, MiniMax, etc.) impose des restrictions commerciales plus strictes, elles s’appliquent. Il n’y a donc pas de licence commerciale générale et explicite : pour une publicité diffusée, vérifiez les conditions du modèle utilisé.
Page de visionnage : GenFlick a sa propre plateforme de streaming, accessible par le menu « Watch ». On y trouve des films et séries publiés par l’équipe (« GenFlick Originals ») et par les utilisateurs, gratuits, de une à huit minutes. Depuis le projet, un bouton « Publish to Genflick » permet d’y sortir son film. Nous ne l’avons pas utilisé pour notre test.

Pour qui GenFlick a du sens
- Oui si vous voulez raconter une histoire courte avec des personnages récurrents (conte, court-métrage, pub narrative, série pour enfants) et que la cohérence compte plus que la vitesse.
- Oui si vous voulez comparer plusieurs modèles vidéo sans ouvrir cinq abonnements : le tableau des coûts par modèle est un vrai outil de décision.
- Non si vous avez besoin d’un clip en cinq minutes : un générateur direct comme Seedance ou Hailuo (MiniMax) ira plus vite pour un plan isolé.
- Non si vous comptez sur la 4K native ou sur une interface en français.
- Pas encore pour un usage publicitaire intensif via GenAds et le studio Brand, tant que ces modules ne sont pas stables.
Pour situer GenFlick face aux autres outils, notre comparatif des meilleurs logiciels IA vidéo et notre guide pour créer une vidéo avec l’IA font le tour des alternatives.
Verdict
Notre avis sur GenFlick après test
Ce qui nous a convaincus : la cohérence des personnages sur tout un film, le storyboard qui permet de corriger avant de payer la vidéo, la narration française qui fonctionne, et un registre de crédits détaillé. Le film obtenu est propre, sans filigrane, et raconte exactement l’histoire demandée, pour le prix annoncé.
Ce qui freine : la lenteur (près d’une heure pour 30 secondes), une 4K qui n’est qu’un export et que nous n’avons pas pu obtenir, une interface en anglais, des estimations pas toujours tenues (pub à 51 crédits pour 42 annoncés, voix off Genedit à 31 crédits sans prix affiché) et des modules encore instables le jour du test (agent GenAds muet, erreur serveur dans le studio Brand, téléchargement de Genedit inopérant).
GenFlick est aujourd’hui un bon outil pour fabriquer un court-métrage IA cohérent, à condition d’être patient. Le « studio complet » annoncé reste en partie à construire. Commencez par un pack de crédits plutôt qu’un abonnement, le temps de vérifier que la cadence vous convient.
FAQ : GenFlick, le studio de film IA
GenFlick est-il gratuit ?
Il existe un accès gratuit qui donne la directrice IA et 20 images par jour, d’après la page tarifs. Toute vidéo demande des crédits : packs à partir de 9,90 $ pour 80 crédits ou abonnements à partir de 19,90 $ par mois (relevé du 23.10.2026). Pour notre test, l’éditeur nous a offert 200 crédits.
GenFlick fonctionne-t-il en français ?
Les prompts en français sont bien compris et la voix off française fonctionne, dans Genedit comme dans la narration d’une pub (moteur ElevenLabs multilingue). L’interface reste en anglais, sans option de langue, et l’assistant alterne parfois français et anglais dans ses réponses.
GenFlick fait-il vraiment de la 4K ?
Pas en génération. Pendant notre test, le maximum en génération était le 1080p, avec un seul modèle (Seedance 2.5). La 4K est proposée à l’export, par mise à l’échelle avec ou sans amélioration IA. Notre export 4K n’a pas abouti.
Combien coûte une vidéo sur GenFlick ?
Tout dépend du modèle et de la résolution. Pour 30 secondes, l’outil annonçait de 15 crédits (HeyGen Video 1 en 480p) à 363 crédits (Seedance 2.5 en 1080p). Notre film en Seedance 2.0 Fast 720p a coûté 81 crédits de vidéo, environ 95 crédits avec le storyboard et les exports.
Les personnages restent-ils les mêmes d’un plan à l’autre ?
Oui dans notre test. Grâce aux planches de référence générées au début, la boulangère, son chat et le petit garçon ont gardé le même visage et les mêmes vêtements sur les trois scènes du film.
Y a-t-il un filigrane sur les vidéos GenFlick ?
Nos exports n’en avaient aucun. Notre compte était gratuit mais crédité par l’éditeur : nous ne pouvons pas garantir le même résultat pour un compte sans crédits achetés.
Peut-on utiliser les vidéos GenFlick à des fins commerciales ?
Les conditions d’utilisation autorisent l’usage des vidéos dans la limite de votre formule, des conditions du fournisseur du modèle et de la loi. Il n’y a pas de licence commerciale générale : vérifiez les règles du modèle choisi avant une diffusion publicitaire.
Combien de temps faut-il pour générer un film avec GenFlick ?
Pour notre film de 30 secondes : 2 minutes 30 pour le plan et les références, 36 minutes pour les 48 images clés, 11 minutes pour la vidéo, puis une dizaine de minutes pour l’export. Comptez environ une heure.







